L'EQUIPE BOUYGUES:
101 Mathieu CLAUDE
102 Andy FLICKINGER
103 Yohann GENE
104 Arnaud LABBE
105 Rony MARTIAS
106 Alexandre PICHOT
107 Erki PUTSEP
108 Franck RENIER
Classement final:
1 S.O'Grady (Csc) 6h09'07
2 J.A.Flecha (Rab) 52"
3 S.Wesemann (Wie) mt
4 B.Leukemans (Pre Lo) 53"
5 R.Petito (Liq) 55"
6 T.Boonen (Qst) mt
7 R.Hammond (T-Mo) mt
8 E.Franzoi (Lam) 56"
9 K.Van Impe (Qst) 1'24
10 F.Baldato (lam) 2'27
...
19 F.Cancellara (csc) 2'38
...
41 R.MARTIAS (Btl) 9'38
48 A.FLICKINGER (Btl) 9'39
62 Y.GENE (Btl) 12'21
89 E.PUTSEP (Btl) 20'58
O'GRADY SURFE SUR LES PAVÉS
L'Australien Stuart O'Grady a grillé la politesse aux spécialistes des pavés en s'imposant en solitaire lors de la 105e édition de Paris-Roubaix dimanche. A 34 ans, le coureur de l'équipe CSC succcède à son coéquipier Fabian Cancellara après être sorti à 26 km de l'arrivée. Juan Antonio Flecha et Stefan Wesemann complètent le podium. Tom Boonen échoue à la 6e place.
Un CSC peut en cacher un autre. Au moment où Fabian Cancellara, tenant du titre, lâchait prise au sein du groupe des favoris à 26 km de l'arrivée, son équipier Stuart O'Grady s'extirpait du groupe de tête pour aller glaner la victoire en solitaire. Cette attaque sèche comme le parcours ensoleillé et poussiéreux de la Reine des classiques qui troublait à peine les prétendants à la victoire, a finalement mené l'Australien de 34 ans à s'imposer dans le vélodrome de Roubaix avec près d'une minute d'avance sur ses poursuivants. Le pistard de formation, le sprinteur de carrière s'est imposé au terme de 259 km en véritable flandrien. Après sa victoire à Hambourg en 2004, O'Grady complète sa collection de classiques et semblait à peine prendre conscience de l'exploit à l'issue de la course : «Voilà c'est fait, a-t-il commenté au micro de France Télévisions. C'était mon rêve depuis mes 13 ans.»
*Boonen démarre trop tard
Le vainqueur du jour a été aux avant-postes toute la journée. Présent dans l'échappée matinale, O'Grady refusait néanmoins de fournir sa débauche d'efforts précocément au sein d'un groupe pléthorique de 34 coureurs. Prudemment, il laissait à l'Allemand Ralf Grabsch l'honneur de passer en tête au terme du secteur d'Arenberg, après une attaque à Verchain. Alors que Tom Boonen, Fabian Cancellara et consorts tentaient de mettre la main sur la course, l'Australien restait au contact, prenait la roue de Wesemann pour rejoindre le groupe des éclaireurs et les laissait se regarder en chiens de faïence pour conclure la course dans un effort solitaire et irrésistible.
Les favoris n'étaient pourtant pas aux abonnés absents. En tête du peloton à la sortie d'Arenberg, Tom Boonen a semblé retrouver dans les 25 derniers kilomètres la puissance qui lui avait offert la victoire en 2005. Lâchant peu à peu les adversaires qui l'accompagnaient, le Belge a englouti les derniers secteurs de pavé. Hélas l'ancien champion du monde pointait à environ 1'30" au premier de ses nombreux démarrages et a peiné à trouver du renfort. Il échoue finalement à la sixième place, à une encablure des premiers poursuivants.
*Flecha a le potentiel
Si sa deuxième place a un goût amer, Juan Antonio Flecha a confirmé qu'il avait le potentiel pour devenir le premier Espagnol à remporter Paris-Roubaix. Passif sur l'attaque d'O'Grady, le coureur de la Rabobank a essayé en vain de combler le retard dans le secteur du Carrefour de l'Arbre. Malgré ses efforts, il a réussi à devancer Stefan Wesemann lors du sprint, Björn Leukemans (Lotto) et Roberto Petito (Liquigas), complétant le quinté de tête. Pour trouver un successeur à Frédéric Guesdon, dernier vainqueur français il y a dix ans, il faudra encore attendre. Seul AG2R a pu placer quelques figurants dans la course, avec la 22e place de Stéphane Poulhies et la 34e de Nicolas Rousseau.